II- La digestion du bonbon

 

La digestion est un long processus pendant lequels les aliments ingérés sont transformés en nutriments. Tentons de comprendre qu'est ce qui agit dans la digestion d'un bonbon.

 

   A) De l'amidon dans le bonbon


  • Expérience n°1: Montrer la présence d'amidon dans le bonbon.

Hypothèse n°1 : le bonbon étant très sucré, contient de l'amidon.


 

  • Matériel :

             - eau iodée

             - tube à essai

             - bonbon   


  Dans le tube à essai n°1, nous avons introduit un bonbon et 5 gouttes d’eau iodée.

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Observations : on observe dans le tube à essai n°1, une couleur orangée. Après avoir chauffer le tube à essai, une demie-heure au bain marie, on constate que le bonbon a disparu et qu'il ne reste plus qu'un liquide de couleur brunâtre.

• Donc, le bonbon contient de l'amidon.
De plus, nous pouvons confirmer ceci grâce à l'emballage du paquet de bonbon.

             → Qu'est ce que l'amidon ?

      L'amidon est un glucide complexe, un polyoside. Cette longue molécule est composée de plus de dix liaisons monosaccharides de glucose. Ce polymère, peu soluble dans l'eau froide, est constitué de deux molécules : l'amylose et l'amylopectine. Ainsi, riche en sucre, l'amidon est donc très nutritif pour l'homme.

amdion.jpgSchéma simplifié de l'amidon
sans-titre-1-1.jpgSchéma simplifié des composés de l'amidon

 

 

 

          B) Une transformation mécanique et chimique

 

  • Expérience n°2 : Montrer l'action de l'amylase salivaire sur le bonbon.

                                    Hypothèse : l'amylase salivaire agit sur le bonbon et facilite sa digestion

  • Matériel : 

               - eau distilée

               - tube à essai

               - morceau de bonbon

               - amylase salivaire ( cachets broyés)

  Nous avons modélisé l'action mécanique des dents lors de cette expérience en utilisant des petits morceaux de bonbons.

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Observations : Dans le tube à essai n°1, rien n'a changé, le bonbon est toujours là. Dans le tube à essai n°2, le bonbon a disparu. 


           →  Comment l’amylase salivaire agit-elle sur le bonbon pour qu’il puisse disparaître?

                L'amylase salivaire est une enzyme sécrétée par les glandes salivaires qu'on retrouve dans la salive et dans les sucs pancréatiques. Une enzyme est un catalyseur qui accélère une réaction chimique. Donc, l'amylase a pour rôle d'accélérer la division de grosses molécules en plus petites, comme pour l'amidon présent dans le bonbon. Voici une animation qui permet de comprendre cette division :

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Pour voir cette animation, cliquez-ici.




  • Expérience n°3 : Montrer que la température est un facteur d'accélération de la disparition du bonbon.

: La température la plus adaptée est 37°


  •  Matériel : 

             - tube à essai 

             - bonbon

                - amylase salivaire ( cachets broyés)

             - eau distilée

             - 2 bain-marie chauffés à 37° et 20° 

             - thermomètres


-       Le tube à essai n°1 et 3 sont placés au bain marie à 37°.

-       Le tube à essai n°2 est placé à 20 ° au bain marie.

-      Le tube à essai n°6, quant à lui, est notre tube témoin, placé à l'air ambiant.

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Observations :

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  • On peut  constater dans le tube à essai n°6, que le bonbon est toujours présent trente minutes après. Sa taille a tout de même diminué.
  • On observe dans les tubes à essai n°1, 2, 3, que les morceaux de bonbons ont disparu.


→ Pourquoi à 37 ° le bonbon a t’il disparu tandis qu’à 20°, il est toujours présent ?

  Nous avons réalisé notre expérience à 37°, la température de notre corps. L’action des enzymes digestives est réalisée à une température dite maximale, optimale, comprise entre 37° et 40°. Donc, pour les températures inférieures comme 20°, l’enzyme ne fonctionne pas. On dit qu'elle est inactive. En dessous est présenté un graphique illustrant ce phénomène.

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  • Donc, la température est un facteur d’accélération de la vitesse de la réaction chimique, c’est pourquoi le bonbon a disparu à 37° et pas à 20°.

 

 

 

        C) La digestion de la gélatine, une protéine contenue dans de nombreux bonbons



      Expérience n°4 : montrer que le pH a une influence sur la digestion de la gélatine,  contenue dans le bonbon.

                                   Hypothèse : le pH le plus efficace est le plus acide.

  •  Matériel :

               - 2 béchers 

               - 2 solutions d'acide chlorhydrique ( ph = 2 et ph = 5 )

               - 2 bonbons

               - 2 feuilles de gélatine alimentaire


  • Dans la première photo, deux bonbons composés de gélatine, ont été plongé dans l’acide chlorhydrique à un pH différent, 2 et 5.

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  Bonbons au début de l’expérience t=0 min

 

  • Dans la deuxième photo, il y a deux béchers contenant deux feuilles de gélatine identiques et de l’acide chlorhydrique avec un pH différent. Un possède un pH de 5 et l’autre, un pH de 2.

 2.jpg

   Feuilles de gélatines, t = 0 min.

  • Après 1 heure, voici le résultat :

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      Observations :

  • On peut voir sur les deux premières photographies que la coloration du bonbon a totalement disparu. Donc L'acidité de la solution a dégradé le bonbon.
  • On peut constater sur la photographie n°3 et n°4 que la consistance de la gélatine à changer, elle est devenue molle. Par toucher, nous avons remarqué que la feuille de gélatine mise dans le pH à 2 est beaucoup plus molle que celle du pH à 5.

 

  • Donc l’acide chlorhydrique possédant un pH acide (2), présent dans l’estomac, dégrade fortement le bonbon dont la gélatine.

 

Expérience n° 5 : Montrer la dégradation de la gélatine par une enzyme : les protéases.

                   Hypothèse : les protéases viennent dégrader la gélatine du bonbon

 

  • Matériel :

           –        3 verres ou 3 béchers

              -        colorant alimentaire bleu

           –        eau déminéralisée

           –        2 feuilles de gélatine

           –        un bonbon contenant de la gélatine

           –        une casserole

           –        lessive contenant des enzymes ( protéases qui dégradent les tâches sur nos vêtements)

 

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  • Faire chauffer dans une casserole 50 mL d'eau déminéralisée. Quand celle est à ébullition, mettre la gélatine. Remuez jusqu'à obtenir un mélange homogène (image de droite).
u2.jpg


  • Mettre 1 cuillère à soupe du mélange homogène dans le bécher n°1 et dans le bécher n°3.
  • Découper en petits morceaux de proportions égales le bonbon que vous mettrez ensuite dans le bécher 2.
  • Mettre 3 cuillères à soupe de lessive contenant des enzymes ( indiqué sur le bidon) dans le bécher n°2 et le bécher n°3.
  • Enfin, ajoutez 3 gouttes de colorant alimentaire bleu dans chaque bécher.
  •  Mettre au réfrigérateur pendant 2 heures et observer ensuite les résultats.

 

        Observations :

 

Bécher n°1 : 

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  • Le bécher n°1, notre bécher temoin nous montre que la gélatine est toujours présente, elle a seulement changé de texture.

 

Bécher n°2 : 

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  • La taille du bonbon est plus petite. De plus, la consistance a totalement changé : Le bonbon est gluant, visqueux.

 

  • Bécher n°3 :

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  • La gélatine a une consistance visqueuse, gluante comme le bonbon dans le bécher précédent.



      Comme nous l'avons vu dans la première partie, la gélatine est obtenue par hydrolyse du collagène. On peut la qualifier de "petite protéine". Elle est donc composé d'un enchaînement d'acides aminés dont les plus importants sont la glycine et la proline. En effet, elle est très bonne pour la santé car peu calorique. De plus, elle contient enormément de protides ; cela ne fait pas prendre de poids. Elle est dégradée, ici, dans notre expérience et dans notre organisme par des protéases. Ce sont des enzymes ayant pour rôle de découper les liaisons peptidiques des protèines. Ces enzymes agissent de la même façon que l'amylasse sur l'amidon.

 

 

Pour conclure, le bonbon est riche en sucre et est constitué parfois d'amidon.

On peut voir également la composition de ceux-ci à l'arrière des paquets. Par

exemple, pour 100g de bonbon Dragolo Haribo, il y a 85 grammes de

gluicides, 0 grammes de lipide et 4.5 grammes de protéines. La valeur

énergétique est de 1520 kJ. Ceci est impressionant ! Il est donc déconseillé

d'abuser de ces petits plaisirs ; il faut savoir rester raisonnable. Si on

consommerait quotidiennement trop de bonbons, on pourrait avoir des

problèmes de santé ( digestion, surpoids) mais aussi dentaire.

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